incompatibilité entre IRM et métal (1)
réponse théorique
Dans un premier temps, vous trouverez ci-après un copier/coller qui vous aidera à mieux comprendre les restrictions d'IRM quand on est porteur de métal.
Dans un second temps, j'illustrerai cette réponse par une démonstration pratique.
Métal et champ magnétique
En raison de la présence d’un champ magnétique intense, certains matériaux peuvent présenter un risque fonctionnel voire vital :
- Effet projectile (attraction par le champ magnétique statique et accélération avec des vitesses pouvant atteindre plusieurs mètres par secondes) : matériel ferromagnétique (En cas de doute sur le caractère ferromagnétique d’un objet métallique, on peut réaliser un test à l’aide d’un petit aimant)
- Déplacement de corps étrangers métalliques intra-corporels : Corps étranger métallique intraoculaire (travailleur des métaux, antécédent de traumatisme oculaire balistique), anciens clips vasculaires intra-crâniens)
- Perturbation du fonctionnement de certains matériels : stimulateur cardiaque, neurostimulateurs, implant cochléaire, valves de dérivation
Concernant les prothèses, les matériaux non ferromagnétiques sans activité électrique (titanium et ses alliages, nitinol, tantalum, etc.) ne présentent pas de risque particulier en rapport avec le champ magnétique. Pour les prothèses faiblement magnétiques (matériel orthopédique), un délai de 6 à 8 semaines est recommandé afin d’éviter tout déplacement de matériel.
Les valves cardiaques sont en général magnéto-compatibles.
Dans tous les cas, il est conseillé de vérifier la magnétocompatibilité du matériel (cf. http://www.mrisafety.com/), notamment si l’on travaille à très haut champ : certains dispositifs ne présentent pas de risque à 1,5 T mais peuvent être dangereux à plus haut champ.
Il ne reste plus à Luc que de se renseigner sur le type d'alliage qu'il a dans le cou. Moi, perso, j'ai des jantes alliages... pas besoin d'IRM pour les tordres. un ou deux trottoirs suffisent : le tour est joué et le porte-monnaie ponctionné...